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  • Petite créa pour vous


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  • Cher Covid, alias Coronavirus, ou coro de ton petit nom….


    Cet après-midi, tu m’as fait pleurer.
    Pas de tristesse non. D’un trop plein d’émotions, on va dire.
    Je suis sortie prendre le soleil sur ma terrasse, et tout en sirotant mon café, j’observais mon petit Pierre pieds nus et en slip dans le jardin, en train d’arroser l’herbe, et ses pieds (et ses jambes, et ses bras et…)
    C’est interdit d’utiliser le jet d’eau sans demander la permission à papa ou maman, mais ce petit bonhomme a pris l’habitude de se débrouiller pas mal tout seul, depuis que tu es entré dans nos vies, mon cher Covid.
    Tu es entré plutôt doucement, tu sais, comme un « copain » qui arrive sur la pointe des pieds et qui, une fois qu’il a vu tes failles et tes faiblesses va devenir envahissant et bien lourdingue.
    Et donc j’observais Pierre devenir de plus en plus mouillé (et ravi) et puis j’ai entendu ce petit oiseau, qui vient déjà me réveiller le matin et j’ai vu notre jeune frêne qui pour la première fois de sa vie sortait des bourgeons…et j’ai senti l’odeur du lilas….c’était tellement bon magnifique. Alors les larmes ont coulé.
    Je t’ai été reconnaissante de me laisser jouir de tout ça.
    J’ai décidé de te faire une petite place, je ne suis pas en guerre contre toi, tu le sais, je te l’ai déjà dit. Tu fais ton boulot de virus, mais tu t’en vas après.
    Quand tu m’as fait un peu manquer d’air il y a quelques jours et que mon cher et tendre voulait appeler le SAMU, j’ai pleuré, parce que je ne voulais pas que ces hommes en combinaison blanche qu’on voit à la télé m’emmènent pour une destination inconnue.
    Et puis je me suis souvenue que je n’avais pas les jambes épilées, et que ma culotte était moche. Et comme ma grand-mère me disait tout le temps, et que ma maman me rappelle régulièrement, on doit toujours avoir des sous vêtements convenables au cas où on ait un accident et que les pompiers t’emmènent.
    Alors je t’ai dit que ça n’était pas le moment, et tu m’as rendu un peu de souffle. Tu peux pas savoir comme mes gosses étaient soulagés. Ils ont recommencé leurs trucs de gosses, pendant que moi je prenais toutes les 2 minutes mes constantes…ni bonnes ni mauvaises. Et puis…de jour en jour…plutôt pas trop mauvaises. Pas encore très bonnes.
    Jour 21 quand même…tu as laissé les enfants et FX tranquilles au 14ème jour, et je te remercie pour ça.
    On coopère assez bien, finalement.
    Tous les matins je te remercie quand je me réveille et que je prends une plutôt grande inspiration.
    Je sens que tu vas bientôt me rendre ma liberté.
    Evidemment je suis en colère après toi pour tous ceux que tu arraches brutalement à la vie. Après, comme tu m’as dit, tu n’es pas le seul responsable, et je suis d’accord avec toi. Toi tu n’es qu’un virus. Et ça n’est pas ta faute si des hommes ont jugé que certains domaines financiers valaient plus que la vie d’Humains. Et ce n’est pas ta faute si des abrutis finis ne respectent pas du tout les gestes barrières par bêtise ou par égoïsme.
    Je suis un peu lasse, tu sais…non pas de la douleur que tu provoques dans ma cage thoracique mais plutôt de cette inquiétude et de cette incertitude silencieuse.
    Cher Covid….tu peux partir, j’ai compris beaucoup de choses ; je sais à présent apprécier la valeur de chaque instant.
    Et je dois maintenant combattre au côté des soignants et des petits métiers qui nous permettent de vivre et qui souffrent.
    On n’oubliera pas, et on sera avec eux. Pour toujours.
    On va se battre.
    Merci de me rendre tout mon air assez rapidement, il est temps pour toi de repartir en laissant les humains plus humbles et plus patients.
    Cher Covid, ne le prends pas mal, mais tu ne me manqueras pas.
    Anne-Laure
    PRENEZ SOIN DE VOUS


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    A l’heure de mélancolie
    Quand mon humeur s’assombrit
    Je me tourne vers mon passé
    Et je retrouve par hasard
    Quelque part au fond d’un tiroir
    Des souvenirs de mes jeunes années
    En ce temps là c’était l’été
    Le ciel était toujours bleu
    Et je trouvais ça merveilleux

    L’enfant et le poète

    Je revois comme si c’était hier
    Les quelques maisons grises
    Autour de la vieille église
    La rivière au fond de la vallée
    Les champs pleins de lumière
    Et les jours de fête foraine
    Ma mère qui chantait
    Une quelconque rengaine
    Tantôt la joie tantôt la peine

    L’enfant et le poète

    J’entends les rires des copains
    Qui couraient dans le jardin
    Nous étions des sans-soucis
    Et rien n’avait d’importance
    Que nos prochaines vacances
    Mais le temps nous a séparés
    Partir vaut mieux que rester
    Tout doit changer dans la vie
    Et j’ai quitté tous mes amis

    L’enfant et le poète

    J’ai découvert un autre pays
    J’ai découvert une autre vie
    Mais je n’oublierai jamais
    Le petit village où je suis né
    Et je garde au fond de mon coeur
    Le souvenir de mon enfance
    Comme un petit coin de bonheur
    Où je cultive mes fleurs
    Des oeillets de poète


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    Les journées sont longues pour un SDF, surtout en hiver. Trouver un abri au chaud, faire la manche, de longues marches pour rejoindre les locaux qui offrent un repas…

    Leurs animaux, chien ou chat constituent leur seul catalyseur et leur seule source d’affection. Une confiance totale, chose rarissime dans la rue, règne entre eux. Beaucoup de SDF restent dans la rue à cause de l’interdiction de leurs animaux domestiques dans les lieux d’hébergements traditionnels.

    Quand va-t-on comprendre que c’est le seul lien qui  leur reste avec la société ? Un animal de compagnie, leur donne l’affection qu’ils n’ont pas pu trouver auprès des humains, un animal de compagnie, leur donne un sens des responsabilités, et c’est pour cela qu’il n’acceptent pas les hébergements, sans leur animaux…

    Le chien est le meilleur ami de l’homme et il est capable de passer outre les préjugés si chers à nous autres humains. Certes, le chien ne permet pas de remplacer un lien social, mais il permet au moins de remplacer le lien affectif.
    Cependant, certains ont leur chien pour une seule raison autre : ne pas être embarqués par la police. En effet, les commissariats ne permettent pas l’accueil des animaux et en cas de mise en garde à vue, si les agents de police laissent le chien dans la rue, ils auront de grandes chances de recevoir une plainte de la SPA. La loi ainsi faite crée une situation où le chien sert de protection à la mise en garde à vue.

     Si vous enlevez à ces hommes et femmes le seul lien affectif qu’ils entretiennent encore dans ce monde et la seule responsabilité motivante qu’ils ont encore, il se peut qu’ils en deviennent davantage renfermés.

    Sur les quais de Seine a Paris, il existe  depuis 1999 une péniche « le Fleuron » qui a été créer par des associations et la Fondation 30 Millions d’Amis. Un lieu d’accueil pour les SDF et leurs chiens. Les animaux, sont suivit par un vétérinaire. Si ce système pouvait se développer…

     


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