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    Rappelle-toi l'instant où je vis la lumière :

    Le besoin de t'aimer fut ma première loi.

    À mon amour tu t'offris la première,

    Et mes premiers regards ne cherchèrent que toi.

     

    Combien de temps tu me vis, attendrie,

    Me jouer sur ton sein, ma première patrie ;

    Nourri par toi, sur tes genoux bercé,

    Ton nom fut le premier que prononça ma bouche.

     

    La nuit, le jour, dans ta paisible couche,

    Je veillais, sommeillais en tes bras enlacé.

    Ma première chanson a célébré ta fête,

    Et pour toi seule alors j'étais poète ;

     

    Mes vers dureront peu, mais ton nom, tes bienfaits,

    Sont gravés dans mon cœur et vivront à jamais ;

    Oui, le seul sentiment qui n'est point éphémère,

    C'est l'amour que ressent et qu'inspire une mère ;

     

    Immortel comme l'âme, un sentiment si beau

    Ne peut s'éteindre, s'oublier et disparaître :

    Je t'aimais follement bien avant que de naître ;

    Je t'aimerai toujours, maman, dans le tombeau.

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 17 Août à 06:20

    Adorable est très emouvant

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